Résidence Circa : semaine 1

Zone d’interventions poétiques 1 : tapis bleu, bâche blanche et quelques objets.

Zone d’interventions poétiques 1 : tapis bleu, bâche blanche et quelques objets.

Pour le moment, il n’y a pas de récit. Il y a des espaces dédiés à des activités, des gestes et des méditations.

Zone d’interventions poétiques 2 : tapis vert et quelques objets.

Zone d’interventions poétiques 2 : tapis vert et quelques objets.

Entre les zones d’interventions poétiques, il y a le vent et quelques objets.

Entre les zones d’interventions poétiques, il y a le vent et quelques objets.

Détail : images et objets.

Détail : images et objets.

Détail : filet en production.

Détail : filet en production.

Vue d’ensemble

Vue d’ensemble

Zone de dépôt : objets et matières en attente.

Zone de dépôt : objets et matières en attente.

Sur l’échafaudage, il y a une scène.

Sur l’échafaudage, il y a une scène.

Zone de dépôt : objets et matières en attente.

Zone de dépôt : objets et matières en attente.

Détail : objets et matières en attente.

Détail : objets et matières en attente.

Préparation : objets en production.

Préparation : objets en production.

Au travail : objets en production

Au travail : objets en production

Détail : objets en production.

Détail : objets en production.

Zone d’intervention poétique 1 : méditation sur les gestes.

Zone d’intervention poétique 1 : méditation sur les gestes.

Travaux pratiques : la performativité des objets

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Depuis quelque temps, j’ai installé mon tapis de yoga et certains équipements de mise en forme dans l’atelier. Ces objets sportifs côtoient des prototypes, des accumulations de matériaux, des images imprimées et des objets sculpturaux. Cet espace partagé entre la création et la mise en forme m’inspire de nouveaux dispositifs de mise en espace et de nouvelles stratégies permettant d’engager la participation et la cocréation.

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Les matériaux et les objets s’empilent dans l’atelier en prévision d’une résidence à Circa. Certains de ces éléments sont issus d’une collecte de matériaux résiduels à l’Université du Québec à Montréal, d’autres proviennent de résidus d’oeuvres ou ont été trouvés dans différents contextes. Certains des matériaux sont transformés pour former de nouveaux objets s’apparentant à des prototypes ou à des fragments de maquettes. Cette collection sera le point de départ de mes nouvelles explorations.

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Dans le cadre de cette résidence à Circa qui durera tout l’été, je travaillerai en collaboration avec des étudiantes de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM afin d’explorer des interactions diversifiées avec des matériaux et des objets. L’objectif est de réaliser des documents photographiques et vidéographiques pouvant mener à la réalisation d’autres œuvres telles que des livres d’artistes ou des installations documentatives.

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En continuité avec ces explorations, je souhaite expérimenter des mises en espace qui repensent notre rapport à la matérialité en intégrant différents documents et objets. Les principes d’accumulation matérielle, de multiplication et de médiatisation de l’information visuelle seront au centre de ces explorations.

Expérimentations : gravure écoresponsable

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Il y a deux semaines, j’ai suivi une formation passionnante sur la gravure écoresponsable avec Elmyna Bouchard à L’imprimerie centre d’artiste. Depuis, j’ai décidé d’investiguer davantage afin d’expérimenter les possibilités et les limitations du vernis BIG, les méthodes alternatives de dégraissage et de nettoyage ainsi que l’impression avec les encres Caligo pour la gravure en creux et en relief.

Application de réserves au café (eau+ café)

Application de réserves au café (eau+ café)

Le vernis BIG a été inventé par Andrew Baldwin. Il est une alternative moins toxique au vernis conventionnel qui contient notamment de l’arsenic, du mercure et beaucoup d’autres produits toxiques. Le vernis BIG est principalement composé d’encre. Selon Baldwin, il est très polyvalent et permet d’expérimenter de nombreux effets différents sur sa plaque de gravure : vernis dur, vernis mou, photogravure, réserve au café, etc. Ce vernis est notamment utilisé à la School of Art University d’Aberystwyth depuis 2002 et a été adopté par de nombreux autres ateliers d’impression privés et éducatifs à travers le monde. Si mes expérimentations sont concluantes, j’aimerais bien implanter ces procédés à l’École des arts visuels et médiatiques (UQAM) afin de réduire la toxicité et l’empreinte écologique de la pratique et de l’enseignement de la gravure.

Jusqu’à présent, j’ai rencontré quelques difficultés dans la cuisson du vernis. Je me questionne également sur la faisabilité de certaines images qui nécessitent plusieurs niveaux d’aquatinte (réserve acrylique au air brush) sans le retrait du vernis BIG. Mes expérimentations sont à poursuivre.

Application du vernis BIG qui doit être cuit afin de bien adhérer à la plaque.

Application du vernis BIG qui doit être cuit afin de bien adhérer à la plaque.

Retrait des zones avec les réserves au café.

Retrait des zones avec les réserves au café.

Application du vernis  Stop Out  (réserve acrylique alternative à l’asphaltum) en cours de morsure.

Application du vernis Stop Out (réserve acrylique alternative à l’asphaltum) en cours de morsure.

Pour ce qui est des méthodes de dégraissage, j’ai été agréablement surprise par l’efficacité du mélange sauce soya et carbonate de calcium. Outre l’odeur de mets chinois cheap, cette méthode est vraiment plus efficace que l’utilisation du vinaigre!

Tests d’impression : première épreuves encre noire et verte

Tests d’impression : première épreuves encre noire et verte

Les encres Caligo en creux fonctionnent très bien. Ces encres sont à base d’huile végétale et se lavent à l’eau savonneuse. L’essuyage et le nettoyage sont faciles et la qualité des premières images est belle. Je dois cependant imprimer davantage pour constater l’ensemble des possibilités et contraintes (contraste, brillance, mouillage des papiers, etc.). Je vais poursuivre mes explorations et je vais bientôt expérimenter l’impression de bois gravé avec les encres en relief. À suivre!

Bois gravés en cours de production

Bois gravés en cours de production

Pour plus d’informations sur les procédés d’impression moins toxiques et écoresponsables, visitez le site de Zea Mays Printmaking.

Nouvelles recherches

Travaux pratiques  dans l’atelier, hiver 2019

Travaux pratiques dans l’atelier, hiver 2019

Ma thèse est déposée. La machine paysage est de retour à l’atelier. Une pause de diffusion est planifiée dans les prochains mois pour laisser place à de nouvelles recherches, à de nouvelles créations. Après 20 ans de pratique, un moment d’introspection est nécessaire… Un ménage s’est d’abord imposé dans l’atelier. Des espaces ont été aménagés pour réfléchir, pour lire, pour dessiner, pour peindre, pour tester de nouveaux dispositifs. Je dois cependant résister à la productivité imposée par la carrière artistique afin que de nouvelles questions émergent, de nouveaux désirs aussi.

Artéfact de Travaux pratiques, hiver 2019

Artéfact de Travaux pratiques, hiver 2019

Actuellement, j’ai envie de me plonger dans une réflexion autour du processus de gestion matérielle. Par exemple, comment les gestes de triage, de transformation, d’archivage et de classement peuvent développer une expérience esthétique, voire poétique? En continuité avec l’utilisation du blogue, le processus de création et sa documentation seront au centre de mes préoccupations. J’envisage un retour au livre d’artiste, à l’animation, le développement de multiples collaborations et la réalisation de dispositifs intégrants différents médias. L’enseignement et le développement de méthodes pédagogiques intégrant la cocréation seront également fondamentaux pour l’évolution de ma pratique. Avec ce nouveau départ, je reviens donc à l’essentiel, à ce qui est vraiment important pour moi : créer, enseigner et partager!

Test de projection, hiver 2019

Test de projection, hiver 2019

Latence

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Parfois, rien ne bouge dans l’atelier pendant quelque temps. Certaines choses restent là dans l’attente. Elles prennent place doucement sans que je m’en rende compte. Des restes, des matériaux qui s’empilent. Entre la méditation matérielle et l’installation latente, ces choses m’habitent pendant plusieurs jours, plusieurs semaines, plusieurs mois et même plusieurs années. Voici l’état des lieux à la fin octobre 2018.

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Travaux pratiques : acte 22

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Acte 22 / 26 septembre : Le théâtre des objets

Première impulsion : jouer avec les ficelles

Je regarde la scène vide. La caméra est placée. Je me positionne derrière l’écrin, en haut de l’étagère de rangement. Mon regard surplombe le dispositif turquoise. Je laisse descendre la membrane verte. Je tire les ficelles. Elle glisse sur le mur puis disparait.

Je reprends le jeu. Cette fois, elle monte et descend. Le mouvement est maladroit et instable.

Deuxième pulsion : lancer

La scène est vide à nouveau. Je lance, un à un, les sacs de papiers imprimés. Le geste n’est pas délicat. Malgré la légèreté des formes, le papier tombe lourdement. Le bruit surprend à chaque impact.

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Troisième pulsion : balayer

Le désordre est installé. Les formes de papiers sont répandues sur le sol. Le résultat est sculptural. Je remonte derrière l’écrin. Je descends un amas de languettes de papier blanc vers le sol. Avec un mouvement de balancier, j’essaie de rassembler les formes. La tâche semble impossible, mais le mouvement de balayage est hypnotique.

L’écrin devient un théâtre d’objets en mouvement.

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TRAVAUX PRATIQUES : acte 21

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Acte 21 / 12 septembre 2018 : Positionnement

Retour au calme. La lumière change dans l’écrin. Il me reste une heure pour essayer autre chose. Je dépose quelques objets et papiers imprimés au sol. J’accroche quelques formes. Je positionne ces éléments dans l’espace comme si elles étaient des notes visuelles, des indications pour une prochaine intervention.

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TRAVAUX PRATIQUES : acte 20

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Acte 20 / 12 septembre 2018 : Entre l’ordre et le désordre

Retour dans l’écrin. Tout est bien à sa place comme la dernière fois. Caroline doit venir un peu plus tard pour poursuivre les tournages. En attendant, j’observe mes matériaux, cherche des idées de manipulation. Je découpe quelques impressions, j’isole des motifs. J’accumule ces formes et les empilent sur le sol. J’élabore aussi quelques idées pour les tournages, mais je ne suis pas aussi emballée qu’à l’habitude. Je voulais travailler sur l’aplatissement créer par les motifs sur le fond turquoise de l’écrin, mais j’ai de la difficulté à me mettre au travail.

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Caroline arrive, suivie de Stéphane et de deux visiteurs, dont un petit garçon de quatre ans. Il est venu vers moi en me disant « je viens de Liège », puis il est entré dans l’écrin très intéressé par toutes ces formes et ces couleurs. Je lui ai expliqué que je voulais vider l’écrin pour faire un tournage. Il m’a aidée sans hésiter. Ensuite, il m’a dit qu’il voulait travailler encore. On a donc fait une installation ensemble capter par la caméra de Caroline.

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Le désordre s’est installé dans l’écrin malgré la chaleur et le soleil plombant. Le petit garçon à placer et déplacer les formes les unes par rapport aux autres. Il a élaboré un classement et rempli l’espace de tout ce qu’il trouvait. Un peu comme l’imaginaire d’un dessin d’enfant, l’installation est devenue très spontanée et imprévisible. Voici quelques images de cette expérience.

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